Musiqe : The Beatles Sergent Peppers Lonely hearts club band
Par Dany Sebon
Comme vous l’avez sans doute remarqué, si vous me faites l’honneur de suivre ma prose, je suis un passionné de musique Pop Rock en général et des Beatles en particulier. J’ai découvert le groupe en 1963 et j’ai toujours été fidèle à leurs compositions et à leur univers si singulier, aux mélodies du tandem de luxe Lennon Mc Cartney, et ce durant toutes les années illustrant leur brillante carrière.
Comme vous l’imaginez je m’étais précipité lors de sa sortie en 1967, (c‘était hier) pour acquérir l’album Sergent Peppers en vinyle qui était le support inhérent aux années soixante et celui-ci allait au fil des années devenir culte et correspondre à une sorte d’apogée dans l’œuvre des quatre de Liverpool.
Si j’avais su à l’époque, que plus de cinquante ans après, que ce disque continuerait à tourner en boucle sur ma platine, sans avoir pris au passage aucune ride, ce qui demeure très rare, surtout à l’époque actuelle envahie de musique industrielle et pré fabriquée, que je nommerai « musique Kleenex », c’est à dire qui se jette aussi vite qu’elle ne se consomme.
C’est évidement totalement le contraire dans la démarche du duo Lennon Mc Cartney, basé avant tout sur la mélodie, les arrangements et la haute qualité, et ceux-ci grâce notamment à George Martin dont je vais évoquer plus loin la présence fondamentale dans la création musicale du groupe. Et, chose très étrange, c’est au cours d’un voyage en Israël, et plus précisément à Naharia en 2022, chez un disquaire Avi de Picolo Music, que j’affectionne particulièrement, où j’ai racheté pour la énième fois le fameux Sergent Peppers en double CD (il existe aussi en version 4 CDS).
Mais cette fois ci, je l’ai acquis en version remastérisée et remixée en 2017 par Giles Martin, le propre fils de George Martin, qu’on a jadis souvent surnommé le cinquième Beatle.
Et quelle ne fut pas ma surprise de découvrir un deuxième album jamais édité, et correspondant aux démos, qui constituent des sortes d’ébauches ou de brouillons musicaux qui donnèrent naissance après huit mois de travail acharné au chef d’œuvre en question et à un résultat final d’une grande envergure.
Il faut à coup sûr, tenir compte de la pochette hyper originale et novatrice de cette œuvre dont le visuel a fait le tour du monde et qui rassemble sur la photo plusieurs personnalités marquantes, et non des moindres ayant existé au cours du vingtième siècle.
Cette pochette fut imaginée par Paul Mc Cartney, puis après l’avoir présentée au groupe, celui ci l’a de suite acceptée, avec cependant une nuance, après mûre réflexion, ils prirent la décision commune de supprimer la photo en effigie du criminel Hitler, au côté des célèbres héros emblématiques qui y figuraient déjà, et ce juste avant la parution du disque, ce qui aurait fait tâche au beau milieu des célèbres personnages présents en couverture.
Ce disque fut entre autre, le premier album vinyle rock sur lequel ont été inscrites les paroles des chansons au dos de cet opus.
Venons en à la principale raison qui m’a incité à vous reparler de ce trésor musical que fut Sergent Peppers, et qui est donc l’énorme participation effectuée par leur producteur George Martin.
Figurez vous que j’ignorais totalement l’existence de ces enregistrements provisoires et magiques, car on découvre avec stupeur les compositions de base, vierges de tout complément où fioriture des deux génies Lennon Mc Cartney et d’un magnifique titre de George Harrison.
Toutes les chansons de ce disque étaient déjà superbes à l’origine, il ne manquait plus à George Martin qu’à leur trouver l’habillage nécessaire à leur éclosion.
Je me permets de le faire avancer d’une place en le nommant à mon sens le quatrième Beatle tellement sa collaboration fut prépondérante dans la construction sonore des albums des Beatles depuis Rubber Soul et jusqu’à Revolver.
Et cela s’est absolument confirmé à l’écoute de Sergent Peppers où l’on s’aperçoit que les chansons initiales étaient déjà grandioses, mais que George Martin a mises en couleurs, par le fait, il les a habillé en quelque sorte. Un exemple parmi tant d’autres, sur la composition Being for Benefit of Mr Kite, John Lennon à qui l’on ne pouvait rien refuser, demanda à Martin de lui trouver une ambiance de fête foraine, ce souhait fut très vite exaucé par Martin et cela donnera le résultat que l’on connaît. L’on comprend mieux toutes les heures qu’a passé George Martin à décortiquer ces compositions magnifiques et à les ennoblir, voire les magnifier d’une certaine façon.
Donc par conséquent, si la musique des Beatles vous a plu, si cet album figure en tête de vos favoris, toutes périodes confondues, j’espère vous avoir donné l’envie d’écouter ou de réécouter ce disque, et pour cela il vous faut vous procurer ce joyau indispensable pour tout amateur des quatre garçons dans le vent parce que n’oublions pas ce que ces musiciens chantaient sur une autre production All you need is love.

